Notre démarche pense le décloisonnement de l’art, le dépassement des rites culturels et aspire au déconditionnement des individus. Nous sommes pour la promotion des formes d’art singulières. Nous souhaitons redonner sens à la notion d’interactivité, créer un espace dans lequel le spectateur a un rôle réel, un rôle d’acteur.

Une œuvre n’a pas vocation à être un univers clos, mais au contraire à être ouverte à différentes idées, propositions, inclinations. Le spectateur peut alors venir modifier la narration, s’y exprimer, pour ainsi joindre sa vision à celle des artistes. Le décor devient une toile commune pourvue d’une intelligence propre née de la rencontre entre ces différentes visions. Une liberté créatrice se dégage d’une telle expérience, et transforme celui qui la vit.

Cet univers s’alimente de la participation des uns et des autres et existe parce que nous concilions compétences et idées. Les outils techniques que nous cherchons à développer ont pour vocation d’être ouverts à une communauté open source. Nos expériences propres jouent également un rôle déterminant dans notre façon de créer, puisque la technique n’est plus une limite, chacun d’entre nous ayant des compétences respectives. Mais une œuvre n’est pas une démonstration de ce que nous savons faire ; la technique n’est pas une fin en soi. C’est selon nous au contraire un moyen, un intermédiaire pour atteindre un but plus noble : détourner l’usage des nouvelles technologies au profit de pratiques moins impersonnelles et automatisées, amorcer un dialogue dans de nouveaux espaces, réinventer les échanges et la communication.

La Sophiste rassemble notamment :

Matthieu Brient : coordinateur de projets numériques
Issu d’un parcours en sciences humaines et sociales; Matthieu Brient observe et questionne les nouvelles pratiques et les nouveaux usages du numérique. Coordinateur de projets à Rennes Métropole, il accompagne la mise en place de dispositifs innovants, de transitions, où les approches collaboratives croisent les cultures et les humanités numériques.

Gaëtan Hervé : musicien / artiste numérique
Gaëtan Hervé œuvre au sein du collectif au travail des interactions liées au son, ainsi qu’au design sonore. Après une licence en musicologie et un master en Arts et technologies numériques il entame une thèse à propos de l’écriture musicale assistée par ordinateur. Il s’intéresse également au traitement du son instrumental en temps réel dans le cadre de performances. En tant que bassiste, il évolue dans des formations jazz et rock. Ses pratiques à la fois musicales et numériques l’amènent à rejoindre le collectif La Sophiste en 2011.

Thomas Girault : ingénieur de recherche en informatique
Docteur en informatique depuis 2010, Thomas Girault est spécialisé en linguistique et en intelligence artificielle. En tant que data scientist, il intervient aujourd’hui dans la conception de moteurs de recherche destinés au grand public. En parallèle, ses recherches sur le langage et l’interaction sociale évoluent avec La Sophiste, collectif d’artistes numériques qui conçoit des installations interactives et participatives.

Mitch Fournial : scénographe / vidéaste
Victime d’une espièglerie prépubère, Mitch tire son surnom d’un serpent domestiqué dans un film pour ado… Il pratique le visuel avec l’outil numérique mais s’en détache manifestement. Empiriste par nature, il aime par dessus tout repenser la manière de vivre des expériences avec d’autres en en changeant le référentiel. Il s’intéresse donc évidemment à la représentation liturgique et à ses rituels… Co-fondateur de La Sophiste, il pose, décompose, recompose des images au delà des écrans, créer des environnements immersifs et invite à une dé-conditon de l’expérience collective. Adorateur d’incongruités bienséantes, il s’aventure aussi sur les usages du numérique et aspire à leurs inexorables dérives.

Arthur Masson : ingénieur en imagerie numérique
Son aventure dans la création graphique débute durant ses études en informatique pour l’imagerie numérique. Il (re)découvre alors la puissance de l’algorithmie et des mathématiques, et révèle leur magie à travers différentes applications graphiques desquelles émergent des mondes jusqu’alors inconnus. Ses expérimentations illustrent le sens de concepts et d’équations auparavant invisibles et insignifiantes. Ce n’est qu’avec la multitude de projets innovants et pluridisciplinaires développés au sein de La Sophiste qu’Arthur a pu réellement mettre en adéquation sa sensibilité artistique avec ses compétences techniques.